Balenciaga C’est le noir de Campêche, pigment rapporté du Mexique par les Espagnols lors des grandes explorations du XVIIe siècle, qui permit la teinture des tissus d’un noir intense et indélébile. Les étoffes, ainsi teintées, conservaient leur esthétique même après plusieurs lavages et la couleur fut rapidement adoptée à la Cour d’Espagne.

Balenciaga aimait le noir, qui permet de ne pas se disperser lorsqu’on invente la construction d’un vêtement et qui offre ensuite une infinie palette de nuances et reflets, quand on complète la pièce d’une étoffe différente. Pour cet adepte de l’épure, la structure du vêtement, les lignes et les proportions induisent la sélection du tissu, choisi pour ses propriétés techniques, qui doivent être idéalement adéquates.
Et quand la matière n’existe pas, il faut l’inventer : en 1958, sur demande de Balenciaga, une société textile suisse met au point le « gazar », soie traîtée sur laquelle est appliqué un apprêt, afin de permettre des créations en volumes en conservant sa brillance nacrée.

Les soixante dix pièces monochromes de l’exposition issues du fonds Galliera et des archives de la Maison Balenciaga, proposent un parcours d’une inventivité et originalité bluffantes, où le noir est couleur de lumière.


Photos © Collection Palais Galliera - © Julien Vidal / Galliera / Roger-Viollet / ©Balenciaga Archives Paris

Exposition « Balenciaga, l’œuvre au noir » au Musée Bourdelle jusqu’au 16 juillet 2017 >>

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